Jijel ou djidjel ville du nord-est de l'Algérie, port commerciale et chef-lieu de la wilaya, département, du même nom. Elle est situeé à 360 km à l'Est de la capitale Alger. La Wilaya de Jijel s'étend sur une superficie de 2398,69 km2 avec une façade maritime de 120 km. Administrativement, la wilaya compte 28 communes dont 11 sont des chefs lieux de Daïra.
Sa population à été évaluée, en 2004, à 635.832 habitants, soit 2.05% de la moyenne nationale et une densité de 265 habitants par km2. La population de la wilaya de Jijel se caractérise par une extreme jeunesse puisque 45,5% a moins de 20 ans. Les moins de 30 ans représentent 67,45% du volume total
Histoire
Bien que l’origine de la ville semble remonté à l’aube de l’histoire, celle-ci attribue la fondation d’Igilgili aux phéniciens. La ville devint successivement un comptoir carthaginois puis une colonie romaine, Avant d’être placé arabe, elle connut les incursions des vandales et des byzantins. Le règne des fatimides et celui des hamadites au début du 10 ème siècle lui valurent de résister aux invasions normandes pisanes et génoises. Le toponyme d’Igilgili qui avait subit des altérations au cours de l’histoire devint Jijel. La ville fut le fief des frères Aroudj et Kheireddine qui en firent leur base dés 1514 leur présence à Jijel et leur rôle de puissance en mer Méditerranée attira plusieurs expéditions punitives dont la plus célèbre fut celle menée en juillet 1664 par le duc de beaufort, petit-fils du roi (Louis XIV). Durant la guerre de libération Jijel et sa région jouèrent un rôle important.
Climat
Jijel appartient au milieu méditerranéen caractérisé par l’alternance d’une saison sèche et d’une saison humide. Un climat tempéré avec un hiver doux et une hauteur moyenne des précipitations : 1200 mm/an.
Jijel est l'une des régions les plus arrosées du pays, ce qui lui assure d'importantes ressources en eaux superficielles. Cette abondance des pluies donne à la région une vocation forestière et arboricole en zones de piémonts et de montagnes favorisant les élevages de bovins notamment. Les plaines alluviales qui occupent 18% de la superficie totale, constituent un atout pour la Wilaya, du fait qu'elles sont très fertiles et offrent la production fourragère et maraîchère.
Situation Géographique
La saison estivale à Jijel
Article El-Watan, Juillet 2006
Cette sérénité est affichée en dépit des tracas que pourraient générer le lancement à l’orée de l’été de travaux de dédoublement de la RN 43 entre El Arayeche (Jijel) et Kissir (8 km à l’ouest de Jijel), et la poursuite des travaux dans certains tronçons au niveau de la corniche. Une évidence tout de même nous est toujours rendue par les gens de l’arrière-pays que nous rencontrons. La côte jijelienne a toujours la cote ! Beaucoup de sites naturels sont encore préservés, et le bétonnage de la côte qui grignote chaque année un bout de terre n’a pas encore atteint le seuil de l’intolérable, ce qui devrait pousser les responsables locaux à agir au plus vite avant que le littoral ne commence à montrer des signes de fatigue devant la frénésie sans relâche des hommes. La curiosité la plus connue de la région de Jijel reste incontestablement les grottes merveilleuses de Dar El Oued auxquelles viendra s’adjoindre dans un proche avenir un viaduc qui reliera la route à l’autre nouveauté : le tunnel. Mais on ne peut réduire jusqu’à cette extrémité les immenses trésors naturels que l’on croise tantôt près de la mer, tantôt en montagne dans toute la région, que ce soit en contrebas des Babors où languit Erraguene ou Izzeraguene pour les puristes, à l’extrême sud-ouest, ou la vierge région de Oued Z’hor à l’extrême est. Pour beaucoup d’estivants de l’arrière-pays, Jijel, autant que Ziama Mansouriah, El Aouana, Sidi Abdelaziz demeurent des contrées vacancières pour les familles où farniente et tranquillité s’épousent solidement.


